Introduction

Auros est un chef-lieu de canton du bazadais, c’est-à-dire de l’ancien diocèse de Bazas, situé sur une hauteur qui domine au sud la vallée de la Garonne, équidistant des trois villes importantes de Langon, Bazas, La Réole d’environ 10 kilomètres. Ces trois villes pourvues de zones commerciales, industrielles pour Langon, orientent les activités professionnelles et scolaires, mais Bordeaux proche d’environ une heure de trajet, reste le principal pôle d’attraction. Marmande n’est pas loin…

Le ruisseau du Beuve ayant auparavant irrigué Bazas, traverse la commune ajoutant son pittoresque aux paysages, par sa vallée parfois encaissée, son rôle autrefois était considérable car il actionnait plusieurs moulins céréaliers, deux sur Auros, une dizaine pour le canton avec son voisin  de la Bassane.

Autrefois, c’était un canton essentiellement agricole, viticulture, polyculture avec le tabac qui figure encore sur les armoiries municipales, élevage de bétail et les marchés du mardi attiraient une population rurale d’hommes, de femmes et d’enfants désireux de communiquer entre eux oralement. Mais le rôle agricole s’estompe quoiqu’on y cultive encore la vigne de qualité. Mais on ne voit plus les gros troupeaux de bovins qui faisaient l’activité des foires d’Auros. La coopérative de canards gras d’Auros a remplacé les bovidés paisibles.

Le sol du village et du canton était considéré comme riche, avec de multiples nuances dans l’argilo-calcaire, dans les sédiments et était bien irrigué par des sources et des puits.

On peut en déduire une histoire riche, ancienne, où les hommes et les femmes ont beaucoup travaillé, quelque uns et quelques unes ont eu leur temps de célébrité par des actions dignes d’être remarquées, et les maisons du village déclinent toute une palette d’architecture depuis le XVe  siècle.

Un château baronnial, deux églises car il y avait autrefois 2 paroisses, Notre-Dame-d’Auros et Saint-Germain, une abbaye cistercienne qui a repris ces activités pieuses, mais ce sont des cisterciennes du Rivet qui ont succédé aux hommes présents depuis 1188 jusqu’en 1790. Les religieuses prirent le relais en 1938.

 

Le village

Auros est un village de quelque importance, vivant, qui propose une activité administrative, commerciale, mais aussi festive grâce au foyer rural.

On y trouve médecin, pharmacien, dentiste, kinésithérapeute, bureau de poste, gendarmerie, notaire, en plus des magasins alimentaires, avec au premier chef, la coopérative Palmagri des produits de canard, qui vend au détail aux amateurs ; on peut aussi signaler un restaurant de bonne réputation, « L’absolu » qui peut recevoir les groupes. Dans l’artisanat, on trouve maçon, charpentier couvreur, plusieurs boutiques, coiffeuses, fleuriste, esthéticienne, vêtements d’enfants…

La population d’Auros est passée de 650 habitants aux environs de 1000 en une trentaine d’années grâce à une politique de lotissement souple, privilégiant la bonne entente de tous. L’école primaire est proche de 200 enfants car elle groupe quelques communes voisines qui n’en n’ont plus, Lados, Brannens, Berthez.

Nous avons une date de naissance de ce village organisé grâce à un acte notarié du 12 Mars 1519, donc bientôt vieux de 500 ans, passé en l’étude de Maître Cornier, entre Jean de Laminssans, seigneur baron d’Auros et les syndics des habitants d’Auros, Berthez, Brannens dépendants de son fief, dont Manjon de Laporte, Bertrand de Saint Marc, Robert Deloubes (ces noms sont encore portés de nos jours), pour organiser

–  la vie avec droits et devoirs de tous,

–  les mesures, l’équivalent d’un cadastrage par la « perche de Grenade de Marsan » (unité de mesure), le baron étant originaire de Grenade-sur-Adour.

L’urbanisme fut donc concerté avec une rue principale orientée Ouest-Est avec point de départ le château et l’église. C’est la rue principale actuelle, prévue suffisamment large pour pouvoir abriter aussi le marché du mardi, avec un réseau de petites ruelles perpendiculaires pour la desserte des jardins.

Des cartes postales de 1900 nous montrent sur le versant Nord de la rue de très vieilles arcades (datant peut-être du début de la création de la rue principale). Les 5 que nous avons actuellement sous les yeux ont été reconstruites au XVIIIe siècle.


Mais la présence de l’homme ici est beaucoup plus ancienne. Sur le versant Nord du coteau, un archéologue, notre ami Michel Lenoir a redécouvert et identifié un lieu d’extraction, de taille de silex. Quelques outils ont été récupérés ainsi que de nombreux éclats.

Y aurait-il une villa gallo-romaine ? Probablement dans la vallée du Beuve car dans les murs de la petite église de Saint Germain, on peut voir du petit appareil gallo-romain réemployé.

Le blason


Le blason d’Auros reflète l’histoire de notre commune puisqu’il symbolise les anciens barons d’Auros, avec les armoiries des Foix-Candale et des Castelnau
d’Auros, et la production agricole qui était autrefois la plus rentable, le tabac.

 

 

 

Le château baronnial

Auros était une baronnie, comme les villages voisins Lados, Savignac alors que Castets en Dorthe, Aillas étaient des vicomtés. Fort bien situé sur un éperon rocheux obligeant le ruisseau du Beuve à faire une boucle contournant le site, il avait vue sur le Nord vers Sainte-Croix-du-Mont, vers l’Est avec le rebord de la vallée de la Garonne  et vers La Réole, vers l’Ouest vers Bazas; donc un point de surveillance, sinon un point de défense précieux et un relais avec d’autres points de vigie autour de La Réole.

Dès le milieu du XIIIe siècle, sous le règne d’Henri III Plantagenet, petit-fils d’Aliénor d’Aquitaine, on trouve un Guillaume Arnaud seigneur d’Auros, personnage quelque peu turbulent ! Le château fut donc détruit puis reconstruit.

A l’intérieur se trouve une tour trapézoïdale qui date peut-être de la reconstruction de la fin du XIIIe siècle, comparable au donjon de Lesparre, une grosse tour ronde et toute l’enceinte dateraient également de cette époque.

Dans la litanie des propriétaires successifs, on peut citer, après la bataille de Castillon, les Albret, puis Gaston de Foix Candale à la fin du XVe siècle déjà seigneur de Cadillac et Langon, qui a donné un temps son nom au château; puis ce fut son gendre Jean de Laminssans, urbaniste du village en 1519.

Un autre Jean de Laminssans dit « le capitaine Auros » passa au protestantisme en 1560 avec Jeanne d’Albret et fut condamné à mort en 1569 par le parlement de Bordeaux, non exécuté.

Début XVIIe siècle, Jean de Fabas fut le baron d’Auros. Ami du roi Henri de Navarre, celui-ci lui permit de reconstruire son château de Castets en Dorthe.  On y trouva ensuite la famille « du Bouzet, barons de Poudenas ».

En 1760, le château est acheté par un officier Pierre de Castelnau qui prit le titre de « Baron d’Auros ». Il avait un hôtel particulier à Bordeaux dans une rue qui a conservé son souvenir, la rue Castelnau d’Auros, à proximité de la place Gambetta.

Pierre de Castelnau décéda à Auros en janvier 1789. Son fils Gabriel hérita du château mais il émigra en Russie. Il fut vendu avec tout son mobilier, ses terres comme bien national en 1794 et acheté par Joseph Brannens de Langon.

Depuis, il y eut de nombreux propriétaires, Partarrieu, Fayet, Nibaut, Guagni jusqu’en 1982 ou des texans passionnés de vin de Bordeaux, Les Ghelsen, cultivaient la vigne, 10 hectares de rouge et 8 hectares de blanc.

En 2000, Les Fréret redonnent vie à ce monument laissé à l’abandon de nombreuses années.  Il est aujourd’hui transformé en un lieu de réception pour les évènements festifs. Le vignoble y est toujours exploité.

 

Les églises

Auros offre trois lieux de culte toujours en service :

  • l’église paroissiale sous le patronage de Notre-Dame,
  • l’ancienne église d’une paroisse disparue Saint-Germain, dédiée à Saint-Germain-d’Auxerre,
  • l’abbaye cistercienne du Rivet dans la vallée du Beuve.

La paroissiale, au bord de la route qui fait un angle droit, proche du vieux château, dont elle était aussi la chapelle seigneuriale où les barons catholiques avaient un droit de sépulture. Elle a été tournée lorsqu’elle a été remise au culte au XIXe siècle, le chœur et l’autel portés vers l’Ouest, peut-être à cause de la proximité de la route.

Les murs Nord et Sud montrent des structures du XIIIe siècle, appareillage de pierre, bouchages d’ouverture qui nous montrent qu’à l’origine, elle devait être un simple rectangle.

En 1878, du temps du Cardinal Dennet archevêque de Bordeaux, l’architecte Gustave Alaux construisit un chœur néo-gothique bien ajouré, deux chapelles au transept, une sacristie et une petite salle de catéchisme.

Le dernier inhumé dans le caveau au dessous, fut le baron Pierre de Castelnau en 1789.

L’église paroissiale conserve une intéressante pièce de mobilier en provenance de l’abbaye du Rivet, située dans la commune. En effet, la belle stalle en bois décoré et doré qui figure dans le chœur était celle du Père Abbé du Rivet. Le culte est aujourd’hui desservi par le curé-archiprêtre de Langon.


L’église Saint-Germain
, ancienne paroissiale, est beaucoup plus ancienne. Les murs gouttereaux montrent  un petit appareillage gallo-romain remployé et des éléments de structure en épis. On peut l’attribuer à l’époque paléo-romaine, peut-être le Xe siècle.

Quand on y fit des travaux pour la remettre au culte en 1989, on mit à jour à l’intérieur les fondations d’un édifice plus ancien, carolingien ou peut-être mérovingien. Il est fort probable que dans ce vallon du Beuve, fertile, il y ait eu une villa romaine.

Le culte y étant été supprimé en 1790, elle devint une grange, un séchoir à tabac, une étable à moutons jusqu’à ce qu’une équipe de pieux langonnais la rachète en 1989 pour y remettre le culte, desservi par la fraternité Saint-Pierre, autorisée. Des peintures murales intérieures montrent les deux patrons secondaires anciens, Saint-Clair et Sainte-Quitterie.

 

L’abbaye cistercienne du Rivet. L’abbaye, qui tire son nom d’un ruisseau, le Rivet, affluent du Beuve, est l’un des plus anciens monastères de France. Un document de 1721 le fait remonter à l’époque de Charlemagne. Fondé par des Bénédictins, il adopta vers 1190 la réforme de Cîteaux et eut à souffrir des guerres et des Huguenots. Parmi les abbés du Rivet attachés à sa restauration, il faut citer Dom Charles Benjamin de Buffon, frère du célèbre naturaliste.

L’église  est datée du XIIIe siècle avec des chapiteaux et corbeaux de l’époque post-mérovingienne et les fortifications autour du monastère, du IXe siècle.

L’ordre avait pour mission de mettre en culture, de construire des moulins à eau, de mettre en exploitation la vie rurale aux alentours par des granges cisterciennes, des paroisses annexes, des conseils de techniciens agronomes ou mécaniciens. Le moulin du Rivet joua un grand rôle pour nourrir le secteur jusqu’en 1790 où la communauté fut dispersée.  Les cisterciennes occupent de nouveau l’abbaye depuis 1938.

En plus des offices réguliers, l’abbaye accueille aujourd’hui des retraitants, des séminaires ou tout simplement des personnes qui recherchent un peu de solitude et de réflexion.

 

Les maisons anciennes

Dans l’alignement respecté de l’urbanisme du XVIe siècle, un échantillonnage de maisons anciennes est toujours visible. La rue principale s’appelle depuis 1990, rue de Tauzia, les venelles transversales sont parfois devenues de vraies rues, vers le stade, vers le vieux lavoir de Monco. Mais l’on a quelques murs plus anciens avec des éléments du XVe  siècle au moins, comme la ferme Menaut où le mur vers le foyer rural offre un emploi de silex, provenant certainement du gisement du pied du château.

 

Du XVIsiècle

La maison Fabas, demeure noble, appartient jusque vers 1850 à une branche cadette des Fabas, barons d’Auros. Les derniers du nom, deux frères, sont respectivement curé de la paroisse d’Auros et maire de la commune de 1800 à 1830. La maison Fabas conserve des éléments architecturaux remarquables, comme la porte en arc de cercle à entourage de pierre et la fenêtre de l’étage à meneau et traverse datant du XVIe siècle. Les autres ouvertures, notamment au rez-de-chaussée, sont percées plus tard. La demeure présente un autre élément doté d’un certain intérêt : une tour d’escalier à vis ainsi qu’une galerie (anciennement ouverte), à l’étage. De la même époque, on trouve la maison qui abrite aujourd’hui le cabinet du kinésithérapeute. C’était autrefois l’ancienne cour de justice seigneuriale car les barons avaient droit de justice, la prison en bas, le tribunal à l’étage ouvert sur une jolie fenêtre.

 

Début XVIIe siècle

On trouve la maison Belloc derrière une petite cour, ancienne propriété des Cabanieux, anoblis en 1608 dont plusieurs ont été juges seigneuriaux et possédaient aussi Menaut, Moncaut. Il y a de grandes cheminées, la porte d’entrée en un petit décor en denticules.La maison Mirambet construite au début du XVIIe siècle est un précieux témoin de l’architecture bourgeoise d’une petite ville.Elle est en effet la demeure de deux notaires qui s’y succèdent de 1613 à 1668 : François de Pomiès père et fils.En outre, elle présente un rez-de-chaussée en pierre et un étage à pans de bois où les sablières et les croix de Saint-André dessinent une harmonieuse géométrie. L’ensemble est couvert d’un toit à deux pentes. L’asymétrie de la façade et de la toiture est à noter.La maison Menaut, construite peu avant 1613, sous le règne de Henri IV, appartenant à la famille de Cabanieux est maison noble jusqu’en 1750. Elle se trouve alors au centre d’un domaine d’une dizaine d’hectares, sur un plateau de bonnes terres à jardins. Vers 1860, une grande maison de maître est édifiée face au bâtiment d’origine, et Menaut devient alors une métairie agricole.Par ailleurs, cette maison rurale est typique du pays, notamment par son auvent qui répond au nom régional d’estantade orienté à l’est.

 

Du XVIIIsiècle

La maison Pucrabey est un bel exemple de l’architecture bourgeoise du milieu du XVIIIe siècle.Construite vers 1750, la maison appartient alors à Raymond Lassus, capitaine de navire. Ce dernier a des intérêts économiques aux Antilles. La famille Lassus, connue dans le village dès le XVIe siècle, occupe des charges de judicature et est relativement fortunée.La maison Pucrabey est bâtie dans l’alignement de la rue principale d’Auros et présente une harmonieuse façade classique. Les fenêtres de la façade sur rue sont légèrement cintrées et régulièrement distribuées. La porte centrale quant à elle, est mise en valeur par un encadrement architecturé composé de pilastres et de dessus de porte. Elle est aussi dotée d’un heurtoir et d’un cintre ajouré garni de grilles en fer forgé. Les lucarnes animent agréablement cette façade. Deux d’entre elles sont en oculus et la dernière, au centre, est en plein cintre. Elles sont toutes trois agrémentées d’un entourage à ailerons. La maison Giresse, ancien presbytère, date également de cette époque là et est devenue la maison d’hôtes Rouge Bordeaux.

 

Du XIXsiècle

La belle mairie, bien située au milieu du village était à l’origine, une maison particulière des années 1840.A côté se situaient l’auberge, la poste aux chevaux avec écuries. C’est de nos jours, l’étude notariale.Tout ce bâti du XIXe siècle est en pierre et révèle une prospérité due à l’agriculture, l’élevage, le tabac, le vin, les échanges commerciaux. Un restaurant existait déjà en 1860, appelé alors « Moïse » et devenu aujourd’hui l’Absolu. Les séchoirs à tabac, en bois, en briques, en pierre pour les soubassements sont les révélateurs d’une activité prospère, mais qui demandait beaucoup de travail.

Maison Fabas

Ancienne cour de justice

Maison Mirambet

Maison Menaut

Ancien presbytère

Les personnages célèbres ou régionalement connus

Quelques personnages marquants ont habité à Auros et on peut en garder la mémoire, ce qui permet d’expliquer quelques noms de rues choisies par la municipalité en 1990 lorsque le village est devenu aux yeux des PTT, une petite ville, avec des numéros suivis

  • Jean de Fabas, né vers 1535, V1612. Il a possédé le château d’Auros et s’est intitulé vicomte de Castets, baron d’Auros, Barie, Lados. Capitaine dans les armées protestantes lors des guerres, ami d’Henri de Navarre, il joua un rôle apprécié à la bataille de Coutras le 20 octobre 1587 qui ouvrit la voie à Henri pour devenir roi, il en fut récompensé. Il était aussi gouverneur dy pays d’Albret, Nérac, Condom, Casteljaloux. Il mit à mal des églises, les structures du Rivet, Pondaurat et des prieurés. Il écrivit ses mémoires de 1559 à 1568, publiées dans les cahiers du Bazadais n°39
  • De l’autre bord, nous avons une pieuse Dame, Anne de Tauzia, épouse de Pierre de Brezets, conseiller au parlement de Bordeaux, qui, veuve et sans enfants, dans son testament de 1619 légua ses biens pour fonder une œuvre charitable à Bordeaux : l’hôpital de la Manufacture. Elle était née et avait habité la maison noble de Tauzia devenu le château Bastian dans Saint Germain et donna son nom à la rue dans laquelle était situé l’hôpital.
  • Le frère du célèbre naturaliste, Charles Benjamin de Buffon fut abbé cistercien du Rivet de 1779 à 1785. On peut penser que grâce à lui, on planta des arbres d’essences exotiques à la mode. Il y a en effet au Rivet, un peuplement d’arbres très ancien.
  • Le fils du baron Pierre, Gabriel de Castelnau d’Auros, eut une existence aventureuse; parti en émigration en 1791, d’abord en Angleterre, il fut accueilli en 1797 par l’empereur Paul I de Russie pour diverses fonctions culturelles à la Cour.
  • En 1803, il s’attacha aux pas du duc de Richelieu chargé d’organiser le tracé de la ville d’Odessa (ville d’Ukraine en bordure de la mer Noire) et l’organisation de ses aménagements et de ses infrastructures. Il rentra avec lui à Paris en 1816. Son histoire a été racontée par Eléna, une dame professeur d’Odessa, dans les cahiers du Bazadais n°141. Eléna est venue à Auros.
  • Edouard Partarrieu, notaire à Auros en 1828, était propriétaire du château Beauregard.
  • En 1893, Mère Adélaïde était institutrice d’une petite école pour les jeunes filles à Auros.
  • Pierre Partarrieu fut maire de 1830 à 1839.
  • Espagnet est un lieu-dit de Saint Germain, qui appartenait à la famille de ce nom. Jean Edgard Espagnet fut maire d’Auros pendant 33 ans de 1896 à 1929. C’est lui qui eut le pénible devoir d’annoncer aux familles, la mort à la guerre de 19 aurossais, décédés pour la patrie.

 

Conclusion

S’il y a eu continuité dans l’existence d’Auros sur 500 ans, que de changements avec l’évolution des mœurs et des modes de vie ! Le XXsiècle semble avoir occasionné les bouleversements les plus spectaculaires, d’abord l’apparition des autocars Purrey vers 1900, puis les autos, les camions, engins de chantier, tracteurs qui ont une bien plus grande efficacité que les pas des chevaux, des ânes et des mules puis l’effacement progressif de la vie rurale autrefois marquée par les foires et marchés, le bétail, le tabac.

Fin de l’agriculture vivrière, du tabac !

Les sols fertiles autour du bourg deviennent des ilots habitables, les garages à véhicules remplacent les étables à vaches et à moutons. Le berger d’Auros en gravure de 1850 a disparu !

Heureusement, nous avons encore les élevages de canards qui alimentent la coopérative Palmagri crée en 1977.

Autrefois, le monde agricole était rythmé par le comice agricole, cher à Guy de Maupassant. Celui du Bazadais se répartissait en sept lieux qui invitaient à tour de rôle, Bazas, Grignols, Captieux, Auros, Langon, Villandraut, Saint Symphorien. C’était le fête, on décernait triomphalement des prix pour des produits, des animaux de qualité, les palmarès sont évocateurs ! Une personnalité de renom présidait. Mais tout cela s’estompe, il faut vendre !

L’évolution est irréversible, l’agriculture européenne et mondiale arrive à produire moins cher, les quotas pour les fruits et légumes ont disparu, on vit différemment. Les supermarchés ont remplacé les marchés paysans. Mais les paysages sont toujours aussi beaux, les touristes viennent trouver ici un air non encore pollué, balayé par les vents dominants d’Ouest.

On a envie de proclamer  » Ad Multos Annos ! »

On peut noter une continuité dans l’action municipale depuis une cinquantaine d’années pour le développement d’Auros, mais la page du rôle de chef-lieu de canton est en train de se tourner. Une nouveau découpage administratif du territoire est en cours…

Pierre Coudroy de Lille

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